Le sénateur Brotchi, qui a déposé un projet de loi en Belgique ouvrant, notamment, la possibilité d’implanter aux « agresseurs sexuels consentants » une puce électronique de surveillance, porte ouverte à la banalisation de l'implant sous cutané pour humains et à toutes les dérives, était l’un des invités de l’émission CONTROVERSE sur RTL le dimanche 3 septembre 2006.
Le collectif stoppuce.be se mobilise pour lutter contre les risques de dérives liés à cette pratique qui commence à s'installer partout dans le monde.
Je vous relaie ce message qu'il ont envoyé à RTL avant l'emission car il est grand temps que la société civile se mobilise pour lutter contre cette atteinte à nos libertés fondamentales.
Bonjour à votre équipe,
Nous intervenons pour vous dire que nous sommes beaucoup de citoyens à être forts inquiets de la tournure que prennent les choses en matière d’implants sous cutanés pour humains.
En effet, si vous prenez connaissance du très important document du Groupe Européen d’Ethique : « Aspects éthiques des implants TIC dans le corps humain », vous verrez qu’il est évident que « pucer les agresseurs sexuels » ne serait qu’un prélude à la banalisation de l’implant sous cutané pour humains pour ensuite, dans un laps de temps imprévisible, en venir à pucer l’ensemble des populations pour l’identification. (p. 9 et 10)
Sans compter la puce « neurale » qui est envisagée pour « améliorer l’humain » (p. 13).
P. 21, vous verrez cités une partie des risques inhérents aux implants TIC, soulignés par la FDA elle même et dont le Groupe européen d’Ethique dit : « Au vu d’une liste aussi détaillée de risques potentiels, on peut s’étonner que des tests en vue d’un usage médical aient été autorisés ».
P.28, le document soulève un problème non des moindres en disant : « La création d’une « race » technologiquement améliorée donnerait – elle nécessairement naissance à une nouvelle forme de racisme ? La possibilité d’une utilisation industrielle des implants TIC comme moyen de créer des corps et des cerveaux plus performants à des fins économiques pose la question des limites à imposer à une telle utilisation ».
P. 29 se pose la question d’une possible utilisation abusive par l’armée et de l’incidence biologique et/ou culturelle de ces implants sur les générations futures.
P.36 : « Le GEE soutient que les applications non médicales des implants TIC sont une menace pour la dignité humaine et la société démocratique ».
Mais des applications soi disant « médicales » le sont aussi !
C’est le plus grand argument de vente de la société Verichip aux Etats Unis http://www.verichipcorp.com que de dire que , en cas d’accident ou de maladie chronique, cet implant permettra « d’aider le médecin plus rapidement. » Il y a d’ailleurs eu en septembre 2005 un congrès qui a rassemblé 5000 médecins urgentistes des Etats unis et du monde pour tenter de les convaincre d’utiliser ces implants. Depuis on est au moins à 250 hôpitaux des Etats - Unis qui utilisent ces systèmes.
A partir du moment où un risque d’accident est un argument, il est facile de comprendre que c’est chaque citoyen qui doit être implanté dès la naissance . Actuellement des assurances santé (privées aux USA) testent les implants d’identification sur 280 malades chroniques « bénévoles ». Il est facile d’imaginer qu’une fois les « tests » terminés, la tendance pourra petit à petit s’inverser et qu’on pourrait en venir à une situation où on ne serait plus assuré que si on est implanté, et plus employé que si on est assuré. Il y a des obligations sociales qui valent toutes les obligations légales. Il faut être très vigilant sur ce point.
Et quand nous lisons sur le communiqué Belga d’avril 2005 où on annonce le projet BE HEALTH en Belgique qu'il va « permettre le traitement et le contrôle à distance de l’état de santé d’un patient grâce à de nouvelles technologies ET une connexion internet » , il est difficile d’avoir encore des doutes sur ce qu’on se prépare à nous proposer une fois le système en place.
Ce document du Groupe Européen d’Ethique parle de dignité humaine, d’introduire un cadre juridique à tout cela, mais il n’en termine pas moins (p.38) par une phrase très lourde de sous entendus : « Le Groupe Européen d’Ethique insiste cependant sur le fait que l’utilisation des implants TIC à des fins de surveillance ne saurait être autorisée que si le législateur estime que la société démocratique en a un besoin urgent et justifié » .
Cette phrase est déjà ressortie dans la presse lors du dépôt de projet de loi de M.Brotchi !
Aux Etats Unis on discute fermement ces derniers mois de la possibilité de « pucer » les immigrés et, à présent, les soldats !
http://fr.theinquirer.net/2006/08/23/des_implants_rfid_pour_lensemb.html
http://www.pcinpact.com/actu/news/29179-VeriChip-des-puces-RFID-dans-le-bras-des-imm.htm
Sommes nous en train de devenir tous complètement fous ?
Bien sûr , tout n’est pas forcément mauvais dans ces technologies en ce qui concerne leur usage strictement médical réservé à des cas graves et consentants , mais l’usage pour l’identification et le contrôle nous paraît bien trop dangereux à tous points de vue. Nous sommes bien obligés d’anticiper dans quelles mains tous ces systèmes couplés à de vastes bases de données en train de se mettre en place pourraient tomber une fois en place et considérer le contexte politique dans son ensemble. Pour exemple symptomatique, M. Bush veut faire appliquer à tous les citoyens américains les conditions de Guantanamo . http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAR20060802&articleId=2889
Et puis, comment seulement concevoir d’en arriver à imaginer un tel avilissement de notre humanité !
Il ne s'agit nullement d'avoir pitié des violeurs et des criminels . Mais il y a d’autres moyens de régler la question et il est inacceptable que la peur des parents, et de la société en général, serve , in fine (et malgré la bonne foi supposée de ceux qui proposent ces mesures) de tous autres buts que la protection .
Nous devons aux générations futures de voir plus loin que notre émoi .
Il y a bien entendu beaucoup plus à dire sur ces sujets….
Puisque votre émission s’appelle « controverse », nous espérons que vous aurez à coeur d’y donner notre point de vue.
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Rappelons que sur l’article du Sénateur Brotchi (Belge) paru le 28 Juillet dernier, dans l’hebdo « Le Vif, L’Express » : "Les implants sont efficaces et discrets"
nous pouvons lire :
« D'ici à six mois, une société américaine devrait commercialiser un implant contenant une balise GPS mais aussi un système GSM, donc localisable en temps réel dans la plupart des points de la planète. Ces implants connaîtront des développements dans le domaine de la santé et dans celui de la sécurité. »
Or le projet de loi impliquant la puce n’est pas encore voté . Cette affirmation signifie-t-elle que des arrangements dans ce sens ont déjà été pris au préalable ? On peut se poser la question !
On remarque aussi que la promesse de limiter strictement l’emploi de cette abomination aux « agresseurs sexuels dangereux et consentants » a déjà disparu ! On peut donc facilement et sans risque de se tromper conclure qu’il s’agit bel et bien d’un appât pour habituer les populations à l’idée du « puçage » humain.
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