Liberation
Vendredi 30 juin 2006
07 mars 2006 - Législation tellement incroyablement stupide que l'on a peine à croire à son existence et application : "Oeuvrant pour la biodiversité et offrant aux jardiniers amateurs un grand choix (plus d'un millier, souvent en très petites quantités) de semences de végétaux authentiques (des espèces rares de légumes et de fruitiers, souvent oubliées ou qui ne sont plus commercialisées), Kokopelli, une modeste association, vient d'être condamnée à 2000 euros d'amendes sur plainte d'un semencier professionnel, les Graines Baumaux de Nancy, pour avoir vendu des graines « non inscrites au registre des semences officielles ». Or chaque inscription coûte plus de 300 euros... De même la coopérative gardoise Biotope a été condamnée le 29 novembre à de fortes amendes pour avoir vendu des plantes sauvages à valeur condimentaire ou médicinale... comme la prêle ou le bleuet. C'est ainsi que 80 % des semences potagères et 100 % des maïs vendus sont des variétés hybrides vendues par les multinationales comme Monsanto, et que, bientôt, toutes les variétés potagères ou fruitières de tradition auront disparu par la force de la loi, par la seule volonté des multinationales.

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par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Jeudi 29 juin 2006
Je viens de recevoir ce message qui me révolte.
N'ayant pas suffisement d'informations pour juger de sa véracité, je suis allé faire quelques recherches sur Internet et le site http://ogn.ouvaton.org/ semble acréditer cette version.

J'avais déjà reçu des messages de ce type et je pense qu'il est grand temps de réagir.

   

Comme je vous l'avais annoncé, avait lieu à Grenoble jeudi dernier une manifestation contre l'inauguration de Minatec, et contre le monde nécro-technologique que nous préparent les nanotechnologies.

Comme on pouvait s'y attendre, le dispositif policier était impressionnant. Comme on pouvait l'imaginer depuis les manifestations anti-CPE de Grenoble, la police a eu le lacrymo et le Flash-ball faciles : une jeune manifestante a été défigurée par un tir dans la joue et opérée le soir-même, alors qu'elle était assise sur un banc au milieu d'un rassemblement pacifique.

Comme vous le savez, je suis membre du collectif "Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies" qui appelait à cette manifestation et tentait de l'organiser (débats les jours précédents et hébergement collectif des extérieurs à Grenoble) dans la mesure de ses faibles moyens. Mon colocataire Samuel aussi, mais lui c'est encore pire puisqu'il a parlé dans le mégaphone pendant la manifestation.

Pendant la manif, avant la dispersion, la vitrine d'une banque a été entièrement détruite par quelques personnes, que nous ne connaissons pas. Donc, pour la Police, je suis coupable d'avoir "participé à un attroupement armé" et Samuel est coupable "d'incitation à la destruction de biens en réunion".

Donc, nous avons été tous les deux interpellés le lendemain matin vers 9h30, alors que nous nous rendions en vélo vers le centre-ville pour y diffuser des tracts, ou peut-être juste nous reposer car nous nous étions levés à 5h00 du matin afin de veiller sur les gens dormant dans le lieu d'hébergement.

Je ne vous raconterai pas en détail les 10h de garde-à-vue qui ont suivi, juste quelques moments forts :
- fouille au corps (nudité totale),
- découverte des cellules de béton de garde-à-vue,
- transport menottes au poignet à notre domicile pour perquisition, pour y chercher des armes (ce n'est pas une blague),
- pression psychologique intense lors de notre refus de nous soumettre à un prélèvement ADN, notamment pour nous faire croire que cette décision entrainerait la prolongation de la garde-à-vue et une nuit passée en prison préventive,
- audition, où nous découvrons qu'un policier infiltré parmi les manifestants ces derniers jours nous auraient vu "applaudir" lors de la casse de la banque, et Samuel dire "on va péter un laboratoire". (tissu de mensonges incohérent).

Nous sommes finalement convoqués au tribunal de Grenoble le lundi 19 juin à 14h00, où nous serons jugés pour "avoir participé volontairement à un attroupement après sommations et dispersion".

Quant au refus de prélèvement ADN, il constitue un autre délit (le saviez-vous ?? et oui, Bienvenue à Gattaca, le Meilleur des Mondes des lois Perben 2) mais ça c'est le dessert, ce sera pour plus tard.

Nous sommes donc jugés, pour être restés dans la rue alors que les CRS pourchassaient les manifestant-e-s à coups de matraque, de lacrymogènes et de Flash-balls tirés à hauteur de visage. Nous sommes jugés parce que notre colère face à cette répression, a été plus forte que notre peur des cogneurs de la Brigade Anti Criminalité en chasse et en tenue de combat.

Je m'arrête là, vous comprenez que je suis toujours, plus que jamais, en colère.
 
Il me reste une chose, une seule, à vous demander : si vous pensez que notre arrestation est injuste et indigne d'un pays qui se dit "des Droits de l'Homme", si vous ne voulez pas que nous soyions condamnés à 2 à 4 mois de prison avec sursis pour rien (c'est vraisemblablement ce que nous allons prendre) : diffusez cette histoire autour de vous, parlez-en, dites à tout le monde qu'aujourd'hui en France, c'est le simple droit de manifester qui est menacé.

Il ne s'agit plus aujourd'hui de se demander si nous sommes encore en démocratie. Face à la dictature qui s'installe en France, loi après loi, se nourrissant de la misère et de la résignation du plus grand nombre, du silence des nantis et de la cacophonie des médias, il s'agit de choisir son camp.

Ce récit est encore trop parcellaire et incomplet, il y aurait tant à dire sur ces quelques jours...
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Samedi 17 juin 2006
La répression s'accentue sur les pratiques de santé différentes. Un colloque en faveur de la liberté spirituelle et thérapeutique est organisé le 28 juin à l'Université Libre de Bruxelles.

Trop, c'est trop. Sous prétexte de lutte anti-sectes,l'Ordre des Médecins et les médias inféodés aux grandes firmes pharmaceutiques sont en train de dépasser toutes les bornes. Dans un journal médical, une nouvelle offensive vient ainsi d'être lancée contre la médecine nouvelle et la biologie totale.

Selon la journaliste, ces deux ' mouvements' seraient le signe que «les pratiques sectaires envahissent les soins de santé». Une nouvelle fois, les noms de Ryke Geerd Hamer et de Claude Sabbah sont traînés dans la boue sans que ces deux médecins puissent le moins du monde se défendre contre les propos calomnieux et diffamatoires tenus à leur égard. Comme d'habitude, le lynchage médiatique est piloté par le Dr C.B, dont le hobby favori consiste également à exciter l'ardeur disciplinaire des instances médicales bruxelloises. Résultat : un médecin homéopathe vient de se voir infliger une suspension d'un an pour avoir accepté de soigner des patients qui refusaient les traitements conventionnels. Il y a quelques mois, un médecin français s'est carrément retrouvé derrière les barreaux de la prison de Nivelles après une descente de police musclée. Son crime ? Avoir prodigué des conseils naturopathiques à
une patientèle consentante, majeure et parfaitement consciente d'emprunter une voie parallèle à la médecine classique. Ce sont là deux cas récents mais il y en d'autres qui se sont soldés par des suspensions et même par des radiations à vie. Du jour au lendemain, les praticiens condamnés ne peuvent plus exercer et des centaines de malades sont ainsi privés du droit de consulter le docteur de leur choix. En France, le Dr Christian Schaller a même été interdit de conférences et de stages pendant 5 ans, or c'était là sa principale activité !

INQUISITION

En Belgique comme en France, cette répression médico-judiciaire s'inscrit dans une dangereuse évolution de la démocratie. Depuis une vingtaine d'années, de nombreux groupes et associations ont été qualifiés péjorativement de « sectes» et ont fait l'objet d'attaques de la part d'associations militantes, vite relayées par les pouvoirs publics et la presse empressée d'en faire ses choux gras. En Belgique comme en France, des enquêtes parlementaires ont abouti à la publication de listes d'organisations « nuisibles» ou présentées comme telles. Conséquence de quoi, un nombre croissant d'associations et d'individus ont expérimenté une situation pénible dans laquelle leurs activités ou leur existence même étaient réduites à néant alors que leurs actes n'enfreignent nullement la loi. Aujourd'hui, l'accusation infamante de «secte» a même été étendue à de nombreuses pratiques de développement personnel, de thérapie ou l'éducation, voire à tout comportement alternatif ou mode de vie s'écartant des normes. Traumatisées par l'affaire du « temple solaire», nos sociétés basculent progressivement dans une sorte d'inquisition voilée. A trop vouloir traquer les sectes, on en arrive à bafouer les droits et les libertés. Au nom de la vigilance, on dérive lentement vers un régime totalitaire.

RÉBELLiON

C'est contre cette «chasse aux sorcières» que des citoyens français ont fini par réagir en créant «la Coordination des Associations et des Particuliers pour la liberté de Conscience». Comme l'indique ses statuts, son objet est d'aider les pouvoirs publics à atteindre un plus grand respect des droits de l'Homme, et notamment des droits à la liberté de croyance, de pensée, de religion et de choix thérapeutique. La CAPLC entend ainsi "reconquérir l' expression de nos convictions spirituelles et thérapeutiques". Paravent et lobby masqué des sectes comme l'affirment ses détracteurs? Il est certain que ce mouvement rassemble des gens et des groupes qui sont dans le collimateur des inquisiteurs. Mais quand on apprend via le journal médical déjà cité que le centre chargé officiellement de les observer a repéré pas moins de 598 groupements de 'type sectaire' sur le seul territoire belge, on mesure l'ampleur du melting pot ! En toute hypothèse et jusqu'à preuve du contraire, cette rébellion citoyenne n'a rien d'illégal ni d'antidémocratique. Au contraire, elle est même un moteur de débat contradictoire. Le 28 juin prochain, l'antenne belge de l'association organise un colloque à l'Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles. Ouverte à tous, cette rencontre verra des sociologues, des juristes, des politiciens et des médecins. Le Dr Thierry Janssen devrait notamment y prendre la parole pour s'exprimer sur le thème de « la liberté de choix spirituel et thérapeutique». Sollicité pour apporter son soutien symbolique à cette manifestation, BIOINFO-VITAVIE n'a pas dit non. Nous avions même une bonne raison de dire oui car dans un récent sujet télévisé parlant des sectes, les images montraient en gros plan les pages de notre magazine. Pas de quoi hurler à la persécution sans doute, mais certainement un signe qu'il est temps pour nous aussi de défendre nos idées. Et le droit d'en avoir...

Lieu du colloque : Salle Dupréel -Av.Jeanne44- 1050 Bxl de 9 à 16h30
info: cap.lc@brutele.be
http://www.coordiap.com
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Vendredi 5 mai 2006
Pour pouvoir manger des fruits et des légumes hors saison, les pays développés les importent des pays en voie de développement. Le véritable coût d’une salade : 99 cts pour le consomateur, 50 litres d’eau potable pour l'Afrique qui en manque déjà cruellement.
Voir la traduction de l'article de J. Laurance - The Independent sur le grand soir.info
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Vendredi 21 avril 2006
Le jeudi 2 février, à l’initiative d’une dizaine d’ONG, parmi lesquelles on compte le Secours catholique, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Attac, Survie, Tax Justice Network, a été lancée une plate-forme de lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires (PFJ).
 
Il est essentiel en effet de s’attaquer à ce fléau qui mine tous les pays, développés et non développés, mais qui se révèle particulièrement catastrophique pour ces derniers, parce qu’ils se trouvent entraînés, depuis des dizaines d’années, dans la spirale de l’appauvrissement, bien loin de pouvoir donner un commencement d’espoir à leurs habitants. L’existence des PFJ donne l’exemple d’une impunité organisée au bénéfice de la criminalité économique. On a pu parler en effet de « génocide exsangue » pour désigner les ravages produits par la grande pauvreté tout particulièrement en Afrique, où les flux financiers qui sortent de pays pauvres très endettés sont bien supérieurs à ceux qui viennent de toutes les aides possibles, rendant ces dernières dérisoirement inefficaces.
En 2004, Raymond Baker, dans le Financial Times, affirme que chaque année 500 milliards de dollars sortent des pays les plus pauvres. Sur ce montant, 50 milliards viennent de la corruption, 200 milliards des transferts des bénéfices des grandes sociétés transnationales, 250 milliards des activités criminelles (trafics d’armes, de diamant, de drogue). En quasi-totalité ces sommes aboutissent dans les PFJ, sous couvert de la bienfaisante opacité qui les met à l’abri de toute enquête judiciaire. Ces sommes excèdent très largement le montant des aides financières internationales octroyées à ces pays (1). Il conclut que les mouvements de capitaux sont virtuellement incontrôlés.
Tant que dure cet état de fait, on pourra continuer à déplorer, comme l’a révélé l’ONG Transparency International, que sur les 28 milliards de dollars versés par la Banque mondiale et le Fond monétaire international au Nigeria, 5 soient allés dans la poche de l’ancien dictateur Sani Abacha, tout comme 5 autres étaient allés dans celle de Mobutu, sur les 10 milliards versés au Zaïre. Aucun montant n’a pu être récupéré, ces sommes ayant disparu sur des comptes off shore. Par ailleurs les codes des investissements dans les pays pauvres sont extrêmement favorables, permettant les transferts les plus avantageux. En cinq ans les capitaux sont amortis. Le milieu politico-affairiste, notamment français, qui tient l’Afrique peut ainsi engranger des bénéfices considérables qui ne viendront jamais bêtement directement en France. Ils iront grossir les comptes suisses, comme on a pu en avoir une petite idée avec ce qu’on a dévoilé des pratiques de Elf, dans l’affaire du même nom. Ou alors ils effectueront des voyages compliqués, passant, d’un simple clic informatique, aux îles vierges puis à une banque new-yorkaise, pour se retrouver au Luxembourg avant d’atterrir candidement sur le compte d’un honorable particulier des Yvelines. On a pu voir ce genre de circuit pour des fonds issus de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) au Cameroun, finissant sur les comptes du fameux gourou, templier, maçon à la GLNF et je ne sais quoi encore, Raymond Bernard, ou d’une mystérieuse officine dénommée FAO (2). Il n’y a aucune raison pour que ces pratiques changent spontanément. Enfin, dans des pays où règne la corruption, s’épanouissent et prospèrent sans aucun frein toutes les activités financières criminelles possibles, générant les flux financiers les plus importants, qui prennent les même chemins, après avoir vampirisé littéralement ces malheureux pays, condamnant leurs populations au désespoir.
Connaissant ces faits et impuissants à les faire cesser, nous sommes, dans la situation des serfs du Moyen-âge, courbant l’échine sous l’arbitraire des seigneurs. Les grands prédateurs d’aujourd’hui échappent au contrôle démocratique. Nos élus sont, au mieux aussi impuissants que nous devant les puissances de l’argent, au pire complices. Survie, avec d’autres, dans plusieurs pays, va porter ses efforts en vue d’obtenir une véritable traçabilité des transactions financières et surtout la mise hors jeu des PFJ par les instances internationales qui sont menées par des pays puissants, capables, s’ils le veulent, de faire régner l’ordre financier.
Qu’on ne se moque plus de nous avec je ne sais quelle taxe sur les billets d’avion pour arriver à l’extinction du paupérisme, qu’un humoriste appela plus précisément l’extinction des pauvres.

Odile Tobner


(1) Voir, sur ce sujet et sur d’autres, les études publiées sur www.taxjustice.net
(2) Enquête, restée isolée et sans lendemain, de Philippe Broussard dans Le Monde 23 décembre 1999.
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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