Liberation
Mercredi 19 avril 2006
Criminalité financière et paradis fiscaux : stop au harcèlement judiciaire des banques et de l’état luxembourgeois contre le journaliste et écrivain Denis Robert.


Denis Robert et ses amis sont coupables de dire et d’écrire la vérité dans des films et dans des livres qui ont fait beaucoup de bruit dans le monde feutré de l’hyper-finance. Le scandale planétaire qui aurait dû exploser a été relativement étouffé, en raison des enjeux financiers en cause. Le point central de leur démonstration repose sur la dénonciation très argumentée des pratiques d’une firme, multinationale interbancaire, présente dans 107 pays, dont plus de 40 paradis fiscaux. Clearstream s’est construit, au fil du temps et des dérives, une spécialité : la dissimulation de transactions internationales sensibles, sur la base d’un système élaboré de comptes non publiés.

Cette dissimulation, qui profite aux banquiers et à leurs clients fortunés, s’opère au détriment des Etats et des citoyens du monde entier. Des sommes colossales sont ainsi défiscalisées, ces mêmes sommes que nos « experts » néo-libéraux appellent le « trou de la Sécurité Sociale », ou « le gouffre de l’assurance-chômage », ou encore par les journalistes financiers « trou noir de la finance »...

Clearstream a son siège au coeur de l’Europe, dans ce merveilleux paradis fiscal bancaire et judiciaire qu’est le Luxembourg (et que dénonçait en 2003 le rapport parlementaire Peillon-Montebourg, sans effet à ce jour).
Cette firme, aujourd’hui rachetée par la société de bourse allemande Deutsche Börse Clearing, est un poumon pour ce pays et pour ses clients, principalement des banques, des institutions financières reconnues, mais aussi des multinationales fraudeuses et des officines très troubles. Clearstream reste protégée par l’Etat et l’appareil judiciaire luxembourgeois.

Depuis cinq années, sans jamais avoir pu contredire sur le fond aucun des arguments avancés par Denis Robert, Clearstream et certains de ses clients comme la Banque Générale de Luxembourg et la banque russe Menatep, avec l’appui de la magistrature du Grand Duché, multiplie les procédures à l’encontre de l’auteur, de son éditeur les Arènes, de ses producteurs et diffuseurs, mais aussi de tous les médias qui diffusent ses propos. Cela est aujourd’hui encore et toujours plus intolérable qu’hier.

En cinq années, c’est plus d’une centaine de procédures judiciaires qui ont été diligentées contre Denis Robert, ses témoins et ceux qui diffusent ses travaux. Pourtant, presque tous les procès sont gagnés en première instance, ou en appel. Les rares procès perdus l’ont été sur des détails.

Dans tous les cas, Clearstream, ses avocats et les banques se pourvoient en cassation. Pour eux, c’est sans problème, de l’argent, ils en ont, c’est leur fonds de commerce... Le but est simple : empêcher la vérité de sortir, Denis Robert de s’exprimer et faire peur aux autres médias et journalistes. En janvier 2006, Denis Robert a ainsi été à nouveau inculpé de calomnies et diffamation devant la justice luxembourgeoise.
Il risque une forte amende. C’est une véritable censure économique qui s’opère en ce moment, dans le silence, sous nos yeux.

D’où la nécessité de signer le texte sur le site de « liberté d’informer ». C’est de notre information et de notre liberté qu’il s’agit.

Denis vient de publier un roman « La Domination du Monde » chez Julliard.
(Plus, vous l’achèterez, plus vous contribuerez à la lutte engagée, il coûte 20 euros, Denis touche 2 euros par bouquins, un luxe !...) Il y raconte son histoire et celle de Clearstream, comme une mise en abîme de nos vies, de celles qu’elles devraient être, si toutes ces « choses » n’existaient pas.

A vos claviers, signez la pétition, cela nous sera fort utile et puis, nous allons leur montrer que nous sommes nombreux à résister, merci !

Par Muriel Cherière, enseignante, étudiante-chercheur en Sciences de l’Education.
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Mercredi 29 mars 2006
En 1845, le lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes, Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'Éclairage avaient pétitionné les députés dans les termes suivants :
« Nous subissons l'intolérable concurrence d'un rival étranger placé, à ce qu'il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu'il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu'il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s'adressent à lui, et une branche d'industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n'est autre que le soleil, nous fait une guerre (si) acharnée?
Nous demandons qu'il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, oeils-de-boeuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d'avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd'hui à une lutte si inégale.
Et d'abord, si vous fermez, autant que possible tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l'industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? »
Le lecteur aura reconnu des extraits du pamphlet célèbre de Frédéric Bastiat, qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps. Ce libéral conséquent avait pressenti le principe économique néo-libéral d'une croissance illimitée, quelqu'en soit le coût : toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit.

Les êtres vivants commettent un crime impardonnable : ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours.

Depuis 1961, l'Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) signée par les six pays fondateurs du Marché commun, protège les sélectionneurs du pillage de leurs « variétés »  (de blé, d'orge,  etc.) par leurs concurrents. En interdisant à un semencier de vendre sous son nom une « variété » pillée, cette convention moralise le marché des semences et protège l'obtenteur (le créateur) d'une nouvelle « variété ». Précisons : ce que l'on appelle « variété » (« le caractère de ce qui est varié, diversité ») en est précisément le contraire puisque constitué de copies identiques d'un modèle (ou génotype) unique de plante. C'est donc un clone. Homogène et Stable, un clone conserve ses caractères individuels d'une génération à la suivante dans le cas des plantes « autogames ». L'agriculteur peut donc semer librement le grain qu'il récolte, et l'UPOV n'entrave nullement cette liberté. De plus, tout clone reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le travail de sélection.

La version originale de l'UPOV satisfaisait les sélectionneurs de l'époque, de grands agronomes agriculteurs passionnés par la plante et travaillant avec les généticiens/sélectionneurs de l'Inra. Ce système fonctionnait, en dépit de sa lourdeur administrative. L'Inra pouvait faire respecter ce qu'il jugeait être l'intérêt public. Mais maintenant qu'un cartel de fabricants d'agrotoxiques contrôle les semences, l'Inra ne pèse pas lourd. De plus, les gouvernements successifs ont mis directement les chercheurs au service de transnationales qui n'entendent pas se contenter des profits, somme toute modestes, que la redevance UPOV et la réglementation administrative offre aux agronomes-sélectionneurs. Le cartel exige maintenant d'en finir avec cette injustice de la reproduction gratuite des êtres vivants d'autant plus vite qu'il se heurte à une résistance populaire mondiale. Son but est de les stériliser par un moyen quelconque, administratif, réglementaire, biologique, ou légal.

En 2001, le gouvernement Jospin a pris une mesure inédite de lutte contre la gratuité de la nature, la « Cotisation Volontaire Obligatoire » (George Orwell aurait aimé cette expression) pour les semences de blé tendre. Que l'agriculteur sème le grain qu'il récolte ou qu'il achète des semences, il doit payer une redevance à l'obtenteur ! Ce dispositif sera étendu à d'autres espèces. Une commission estimera le prix de cette marchandise nouvelle, le « droit à semer ». Comment, puisqu'il y a pléthore et donc pas de marché ' Pourquoi pas un « droit à respirer » '

On ne pourra même plus dire comme Mme du Deffants au temps de Louis XV : « On taxe tout, hormis l'air que nous respirons ». On connaît la technique emblématique des industriels des « sciences de la vie », Terminator, la production de semences transgéniques dont la descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de la vie. En 1998, Terminator avait soulevé une vague d'indignation telle que Monsanto avait dû annoncer qu'il abandonnait cette technique de stérilisation. En octobre 2005, l'Office Européen du Brevet a accordé le brevet Terminator dans l'indifférence. Monsanto et ses concurrents/alliés travaillent d'arrache-pied à cette méthode jamais abandonnée : c'est l'arme absolu contre la Vie - qui cible en priorité les paysans du Tiers-Monde - pour les soulager de la faim, nous affirment le cartel et ses affidés.

En novembre 2004, l'Assemblée Nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive Européenne 98/44 de soi disant « brevetabilité des inventions biotechnologiques ». Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre l'exemple nord-américain mettra fin à la pratique fondatrice de l'agriculture, semer le grain récolté. Les gènes eux-mêmes sont brevetables. Une « variété » (en réalité : un clone) transgénique ne peut donc être une ressource génétique pour poursuivre le travail de sélection. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales et significatif qu'ils soient seuls à le faire.

La version 1991 du traité de l'UPOV confère à l'obtenteur le « droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée».

Semer le grain récolté n'est possible que par dérogation accordée par le Conseil d'Etat. On voit la cohérence de ces mesures successives.
L'Assemblée Nationale discutera prochainement de la ratification de l'UPOV 1991 adoptée le 23 février par le Sénat. L'Union Européenne, le lobby des agrotoxiques et le gouvernement font passer pour une opération de routine technique la stérilisation légale et gratuite du vivant au profit d'un cartel de fabricants d'agrotoxiques exemptés ainsi dans les pays industriels des coûts de la mise au point de techniques biologiques aléatoires de stérilisation comme Terminator ou les Gurts - les méthodes de restriction de l'utilisation des gènes, la fabrication non pas de plantes stériles mais des plantes handicapées.
En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l'intérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme !
Un privilège incite ceux qu'il lèse à tricher. La prochaine étape sera donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour débusquer les éventuels ?pirates? et offre aux agriculteurs qui voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite (!).
En Europe, la police génétique sera-t-elle privée ou publique ? C'est le choix que la Commission Européenne et le gouvernement imposeront au législateur. Est-ce un choix honorable ?

Dans le même temps, la création d'un catalogue alternatif pour les variétés paysannes dites « de conservation » qui les protégerait de l'expropriation par le cartel, est au point mort.
Dernière pierre du dispositif gouvernemental, le projet de loi sur la coexistence entre clones chimériques brevetés et clones traditionnels organise la pollution génétique. Il s'agit de créer le fait accompli en accélérant encore la destruction déjà catastrophique de la biodiversité.
Il s'agit d'euthanasier l'agriculture biologique dont le seul tort est d'utiliser la gratuité de la Nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, l'eau, bref, notre milieu de vie, au moment même où se ferme la parenthèse d'une pétro-agriculture industrielle condamnée car relevant de la thermodynamique du XIXè siècle !
Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles transgénique ne le trompait pas.

Mesdames et Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger. Ne confiez l'avenir biologique de nos enfants et de notre planète aux fabricants d'agrotoxiques !

Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche à l'Inra.
par Marthe Ingal publié dans : Partager
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Jeudi 9 mars 2006
Extrait d'un discours de Vaclav Havel (New York - octobre 1991)

Essayez d'imaginer la situation suivante, quelque peu absurde : un critique littéraire connu pour son jugement sans merci et sa vision perçante, capable de découvrir n'importe quelle erreur de ton dans un roman ou une nouvelle, est soudain confronté à la tâche d'écrire lui-même un roman. Tout le monde attend avec curiosité, et même avec une certaine joie malicieuse, de voir comment il va parvenir aux buts élevés qu'il a fixés à d'autres, ignorant qu'il aurait un jour à faire l'effort de les atteindre lui-même.

Durant des années, j'ai critiqué la politique pratique comme une simple technique pour faire l'assaut du pouvoir et comme une activité purement pragmatique dont l'objectif n'est pas de rendre un service désintéressé aux citoyens en accord avec sa conscience, mais seulement de gagner leur faveur pour rester au pouvoir ou pour s'y renforcer. Comme intellectuel indépendant, je mettais sans cesse au point ma conception de la politique en la considérant comme un service désintéressé rendu aux êtres humains et comme une pratique morale, une politique à hauts principes que j'avais tenté d'appeler "politique non politicienne".

Le sort m'a joué un tour bien étrange comme s'il me signifiait qu'après avoir été si avisé, je devrais maintenant montrer à tous ceux que j'avais critiqués la façon de s'y prendre. Ce n'est pas une surprise : ma situation actuelle n'est guère enviable. Toutes mes activités politiques, et sans doute toute la politique suivie par la Tchécoslovaquie sont maintenant examinées sous le microscope que j'ai naguère construit.

Après une année et demi de présidence dans un pays accablé par des problèmes dont les présidents de démocraties stables n'ont jamais imaginés dans leurs cauchemars, je n'ai pas été forcé de me rétracter aussi peu soit-il. Non seulement je n'ai pas eu à modifier mes points de vue, mais j'ai eu la confirmation de leur justesse.

En dépit de la misère politique à laquelle je suis confronté quotidiennement, je suis toujours profondément convaincu que l'essence même de la politique n'est pas sale. La saleté n'y est apportée que par des gens pervers. Je reconnais que c'est une zone de l'activité humaine où la tentation de progresser grâce à des actions malhonnêtes est plus forte qu'ailleurs, et qui exige donc une intégrité plus élevée. Mais il est totalement faux de dire qu'un politicien ne peut se passer du mensonge et de l'intrigue. C'est même un non-sens total, souvent répandu par ceux qui souhaitent décourager les gens de s'intéresser aux affaires publiques.

Bien sûr, en politique comme partout dans la vie, il est impossible et il ne serait pas sensé de tout exprimer de façon brutale. Ce qui ne signifie pas que l'on doive mentir. Ce qu'il faut, c'est du tact, de l'instinct, et du bon goût. C'est en fait ce qui m'a le plus surpris dans le domaine de la haute politique, où le bon goût est plus important que toute la science politique apprise à l'université.

Tout ceci est une question de forme :

  • savoir combien de temps parler, quand commencer et quand finir ;
  • savoir dire de façon polie ce que l'interlocuteur n'a pas envie d'entendre ;
  • savoir dire ce qui est essentiel au moment donné, et s'abstenir de ce qui ne l'est pas, et qui n'intéresse personne ;
  • savoir rester sans faille sur sa position sans offenser l'interlocuteur ;
  • savoir créer une atmosphère amicale pour faciliter une négociation difficile ;
  • savoir poursuivre la conversation sans s'imposer à son interlocuteur et sans créer l'impression que l'on ne tient pas compte de lui ;
  • savoir maintenir l'équilibre entre les sujets politiques sérieux et ceux qui, pour créer la détente, le sont moins ;
  • savoir où et quand faire acte de présence, et où ne pas apparaître, et quelle dose de spontanéité ou de réserve choisir.

Il s'agit aussi d'avoir une sorte d'instinct pour le moment, pour l'atmosphère qui l'environne, pour les sentiments des gens, la nature de leurs problèmes, et leur disposition d'esprit. Voilà qui est sans doute plus important que de volumineuses études sociologiques.

Bien qu'une solide formation en sciences politiques, en droit, en économie, en histoire et une culture générale soient certainement précieuses pour tout politicien, ce n'est pas, et je m'en rends compte à mainte occasion, la chose la plus importante. Ce qui l'est, c'est le sens du contact et de la mesure, la faculté de se mettre à la place de ses interlocuteurs, de savoir s'adresser à eux, et la capacité d'écouter et de reconnaître rapidement les problèmes et la disposition de l'âme humaine.

Je ne veux certainement pas dire par là que je possède toutes ces qualités. Mais lorsqu'un homme a le coeur au bon endroit et du goût, non seulement il peut réussir en politique, mais il y est même prédisposé. Si quelqu'un est modeste et ne brûle pas d'atteindre le pouvoir, il n'est certainement pas mal équipé pour s'engager dans la politique; au contraire, il y est prédestiné. Ce qui est nécessaire en politique ce n'est pas la faculté de mentir, c'est bien plutôt la sensibilité de savoir quand, où, comment et à qui dire des choses.

Il est faux de dire que celui qui a de grands principes n'a rien à faire en politique. Les grands principes doivent seulement être accompagnés de patience, de considération, du sens de la mesure, de la compréhension d'autrui. Il n'est pas vrai que seules les personnes au coeur froid, cyniques, arrogantes, hautaines ou braillardes ont du succès en politique. Elles peuvent être attirées par la politique. En fin de compte, pourtant, la politesse et les bonnes manières l'emportent.


International Herald Tribune, 29 octobre 1991

Traduction (de l'anglais) par François de Dardel

par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Mercredi 1 mars 2006
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Communiqué de La Ligue ODEBI du 1er Mars 2006.
La Ligue ODEBI dénonce les pratiques inqualifiables du ministère de la culture et appelle à soutenir l'initiative d'internautes visant à manifester samedi soir pendant la cérémonie des victoires de la musique.
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Après quelques jours de mise en ligne, le site lestelechargements.com mis en ligne par les ministères de la culture et des finances, avec le soutien de la SACEM et de la SACD, se révèle n'être qu'une scandaleuse opération de manipulation de l'opinion publique, à la veille de l'examen du projet de loi DADVSI.

Le simple fait que ce site soit soutenu par la SACEM et la SACD, dont les positions sont connues, démontre la partialité d'un ministre, qui par ailleurs, n'hésite pas à choisir comme collaborateur chargé de négocier les amendements au projet de loi DADvSI Martin Rogard, fils du Président de la SACD (société des auteurs compositeurs dramatiques ) : Le conflit d'intérêt est incontestable.

Par ailleurs, le ministre blanchisseur Donnedieu a fait appel à l'officine PUBLICIS pour la réalisation et la gestion de ce site : Il s'avère que des messages hostiles ont été postés anonymement sur des sites d'opposition au projet de loi DADvSI depuis la Société PUBLICIS. (Lestelechargements.fr et  Quand publicis rend visite au 'telechargements.fr')

De tels procédés hostiles, financés par l'argent du contribuable, constituent un véritable acte de guerre de l'information, et sont intolérables dans une démocratie.

Entre l'utilisation de ces méthodes inqualifiables, et les procédés inacceptables utilisés pour faire pression sur les parlementaires comme l'a dénoncé publiquement le député Carayon, il devrait être évident pour le Premier ministre qu'il est grand temps de :

- dessaisir le ministre blanchisseur Donnedieu de ce dossier

- reporter l'examen du texte et lever l'urgence

- initier des missions d'enquête sur le pressions subies par les parlementaires (Liste des députés), ainsi que sur les pratiques du ministère de la culture et de PUBLICIS.

- intervenir auprès des instances européennes afin de faire lever les sanctions contre la France pour non transposition de la directive 2001/29 CE, et exiger le rapport d'application prévu par cette directive.

La Ligue ODEBI appelle de plus à soutenir l'initiative lancée par des internautes qui visent à manifester pendant le déroulement de la cérémonie des victoires de la musique organisée le samedi 4 mars 2006 (Appel à manifester pendant la cérémonie des victoires de la musique)
par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Mardi 28 février 2006
Il y a quelques jour, j'ai trouvé une dizaine de prospectus dans ma boîte aux lettres et comme cela faisait déjà fort longtemps que je souhaitais le faire, j'ai inscrit sur ma boîte "PUB, NON MERCI".
Et depuis ce jour là, comme par miracle, je n'en reçois plus et je suis heureux de contribuer ainsi à la réduction de nos déchets.

En recherchant sur le net, je suis tombé sur le site de l'ADME qui propose aux collectivités locales de leur mettre à disposition des autocollants qu'ils peuvent distribuer gratuitement à leurs administrés.
Ce serait encore plus efficace si chaque bulletin municipal faisait un article sur le sujet et en proposait un en encarté.
par Dominique Hebert publié dans : Pas d'accord
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