Liberation
Vendredi 24 février 2006
Une personne sur quatre dans le monde est aujourd'hui privée d'eau potable. Patrimoine commun de l'humanité, élément vital, l'eau, pour Riccardo Petrella, n'est pas une ressource comme une autre, mais un bien commun irremplaçable qui ne saurait être considéré comme une marchandise. Il nous invite à réfléchir et échanger sur les enjeux cruciaux que pose la gestion de l'eau à l'échelle de la planète. L'accès à l'eau n'est-il pas un droit ? L'eau appartient-elle à l'économie des biens communs et du partage de la richesse, ou au champ de l'économie privée ? Comment organiser la responsabilité collective de la gestion et du financement de l'approvisionnement de cette resource limitée ? Pour Riccardo Petrella, l'eau est une affaire de citoyenneté qui nécessite un haut degré de démocratie au niveau local, national, mondial et qui pose la question du "vivre ensemble aujourd'hui et demain".
par Marthe Ingal publié dans : Partager
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Vendredi 17 février 2006
Les 6èmes Big Brother Awards ont été décernés en France le 3 février 2006. Comme d'habitude, aucun des Big Brother "récompensés" n'est venu chercher son prix - ils y avaient pourtant dûment été conviés (voir le communiqué de presse) :

Jean-Michel Charpin, Directeur de l'Insee, prix Orwell Etat, élus
La vidéosurveillance des salariés de Lidl, prix Orwell entreprises
Commissaire Michel Pagès (Aude), prix Orwell Localités
Le Principal du collège Joliot-Curie de Carqueiranne, mention spéciale biométrie
Le député Jacques-Alain Benisti pour sa "prévention" de la délinquance, ex-aequo avec l'INSERM et ses "troubles de conduite de l'enfant", prix Orwell Novlang
Nicolas Sarkozy, prix Orwell pour l'ensemble de son oeuvre
Le collectif national unitaire de résistance à la délation, prix Voltaire 2005

Extrait du communiqué sur le cas Sarkosy :

Prix Orwell pour l’Ensemble de son oeuvre : Nicolas Sarkozy, à l’unanimité, pour avoir entretenu un climat de peur, et pas seulement au moment des "émeutes", pour avoir considérablement affaibli la justice et les avocats au profit de la police, pour avoir distillé un climat d’autocensure dans la presse et l’édition, pour avoir violer la loi informatique et libertés avec son spam pour l’UMP, pour avoir, à l’occasion de sa troisième loi antiterroriste, fait adopter l’extension de la vidéosurveillance, de la cybersurveillance des internautes et de l’accès policier aux fichiers administratifs (sans l’aval d’un juge), pour son zèle à demander toujours plus de contrôles, et d’expulsions de sans-papiers, y compris mineurs, et dès la maternelle, et pour n’avoir rien fait pour que l’on n’ait plus peur de la police.

Pour décompresser à propos du petit Nicolas, l’équipe des BBA vous conseille de vous nettoyer les oreilles en écoutant quelques détournements de Polemix et la Voix Off, avec "Sarkodébarras" par exemple...

par Marthe Ingal publié dans : Big Brother
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Mercredi 15 février 2006
Communiqué de la Ligue Odebi 14-02-2006
La Ligue dénonce les conditions intolérables d'examen du projet de loi DADvSI, et en particulier les procédés de pression scandaleux utilisés par certains lobbyistes
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La Ligue ODEBI fait parvenir le message suivant à l'ensemble des députés :

La Ligue ODEBI, comme de nombreux français, a pris connaissance des faits scandaleux dénoncés hier soir sur France 2 par un député de la majorité parlementaire.

Lors de la diffusion d'un reportage consacré au projet de loi DADvSI, les téléspectateurs ont appris que certains lobbyistes tentaient de faire pression sur les parlementaires par des moyens que la morale républicaine réprouve.

Il s'agit là d'une intolérable atteinte aux valeurs les plus fondamentales de notre démocratie.

Par conséquent :

- La Ligue invite tous les élus, ainsi que leurs assistants, à briser une omerta qui n'a que trop duré, et à dénoncer publiquement ce type d'agissements.

- La Ligue demande que soit consituée une mission d'enquête parlementaire, afin de faire toute la lumière sur ce scandale, et d'impulser les mesures draconiennes qui doivent mettre un terme définitif à des procédés bananiers, qui, dévoilés, ne peuvent que creuser un peu plus le gouffre qui s'instaure entre les citoyens et leurs représentants.

Par ailleurs, il est désormais évident que le contexte actuel ne permet en aucune manière de débattre sereinement et de façon équilibrée du projet de loi DADvSI. La Ligue demande donc :

- Le report de l'examen de ce projet de loi devant transposer une partie de la directive 2001/29/CE.

- Le retrait de l'urgence déclarée sur le texte.

- L'intervention déterminée du gouvernement auprès de la machine européenne afin d'annuler toute sanction à l'égard de la France pour non transposition, de demander le réexamen d'une directive obsolète, d'exiger le rapport d'application prévu par la directive qui n'a jamais été publié, et dont la rédaction est scandaleusement sous-traitée au secteur privé.

Il serait tout à fait inacceptable que la machine européenne fasse payer 150.000 euros par jour aux français pour non respect de ses obligations communautaires, alors qu'elle même est incapable de respecter les siennes , et que le législateur français a un besoin impératif du rapport d'application pour pouvoir légiférer dans des conditions raisonnables, et dans le respect de l'interêt général.

La Ligue ODEBI
http://www.odebi.org
par Marthe Ingal publié dans : Partager
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Mercredi 8 février 2006
Article paru dans le Courrier international - 6 févr. 2006

Le tourisme mondial se porte bien et nombre de spécialistes voient dans cette activité l'un des moteurs de l'économie planétaire des prochaines années. Pourtant, un grain de sable pourrait enrayer la belle machine en 2006 : des protecteurs de l'environnement veulent limiter les déplacements en avion, car ils sont une source importante de pollution au CO2.

Si l'Organisation mondiale du tourisme se réjouit des bons résultats obtenus en 2005, il pourrait cependant y avoir bientôt un retour de bâton. En effet, "de plus en plus d'objecteurs de conscience écologiques refusent de prendre l'avion, et ce mouvement pourrait bien marquer le début du reflux du tourisme bon marché", avance The Guardian. "J'ai réalisé que tous mes efforts pour rester écolo, recycler mes déchets, isoler ma maison, ne pas rouler en 4 x 4, seraient complètement balayés par quelques jours de vacances en avion", explique par exemple Michael Gibson, de Manchester, cité par le quotidien. Et ce Britannique est loin de représenter un cas isolé : "Soudainement et spontanément, un nombre croissant de voyageurs ont décidé d'abandonner ou au moins de réduire le nombre de leurs week-ends en Europe et de leurs vacances au soleil, devenus si communs avec les compagnies aériennes à bas prix", constate le quotidien britannique.

Parmi les arguments contre les voyages en avion, The Guardian note qu' "un vol aller-retour en Floride produit autant de dioxyde de carbone qu'une voiture en un an. En allant en avion de Londres à Edimbourg, on génère 193 kilos de CO2, huit fois plus qu'en train."

Le mois prochain, une pétition pour limiter les déplacements en avion va être lancée à l'initiative de Flight Pledge, qui veut récolter sur son site internet suffisamment de signatures pour faire pression sur l'Union européenne afin qu'elle augmente les taxes sur le carburant des avions.

L'objectif est de faire grimper le prix des billets pour faire baisser le nombre de voyageurs. "Greenpeace, les Amis de la Terre et l'association Transports 2000 se joignent à cette manifestation", note le quotidien britannique The Independent. "Nous ne savons pas encore combien de personnes ont adopté l'idée de réduire leurs déplacements en avion, mais une chose est sûre, 2006 va être l'année où ce phénomène va émerger", pronostique enfin The Guardian.
par Marthe Ingal publié dans : Partager
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Mercredi 25 janvier 2006
Je viens de voir sur canal + le reportage sur  la faillite d'Enron en 2001.
Comment une minorité de dirigeants se sont accaparés des fortunes inimaginables en laissant derrière eux des dizaines de milliers de personnes ruinées.
J'ai été choqué de voir ces traders organiser la pénurie d'électricité en californie pour provoquer une flambée des cours et faire de superbes "arbitrages".
Est-ce que nos dirigeants politico-financier ne sont en train de nous concocter la même chose avec la privatisation d'EDF ?

Comme on peut le voir sur Google actualités, le Scandale d'Enron n'a pas fini de faire parler de lui et d'autres malversations du même genre sont tout à fait d'actualité.
Par exemple, mi-janvier, l'action Livedoor a fondu de moitié en 5 séances et l'indice Nikkeï a plongé de 4,6% en une semaine. Le scandale Livedoor serait il en train de devenir « L'Enron nippon »
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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