En Afrique, la révolte gronde pour survivre à la misère et à la flambée des prix. Les émeutes se succèdent pour essayer de glaner un sac de riz, et un peu d‘eau potable. Le spectacle insupportable
de populations qui meurent de faim défile violemment, faisant ressurgir de nos mémoires le regard vide et exorbité des enfants du Biafra, cauchemar de nos consciences des années 70... « Médecins
sans frontières » avait vu le jour à cette occasion. Et on avait dit : « plus jamais ça !!! »
38 ans plus tard, chaque année, près d’un milliard d’humains meurent de faim.
Du Mexique à la Thaïlande, en passant par le Maroc, l’Egypte ou la Chine et bien sûr les pays d’Afrique... Et ces ventres affamés n’ont pas l’oreille des dirigeants de notre planète qui essaient de
colmater les brèches par des envois humanitaires qui ne parviendront pas forcément à ceux qui en ont le plus besoin. Il y a les causes climatiques, l’assèchement des terres, dû en grande partie à
l’avidité et l’ignorance humaine mais les pays émergents payent surtout le prix d’une politique du profit immédiat.
Les apprentis sorciers qui vident les marmites, ce sont les grands pays qui subventionnent les céréales pour le bétail !... Et maintenant pour les agro carburants et qui les retirent du marché
alimentaire. (*) Les spéculateurs après le pari sur le crédit à risque, misent sur les sacs de riz.
A Haïti manger devient un combat. En Occident moins manger devient un défi.
L’avenir de l’humanité et des générations futures dépend en grande partie de nous, et de la réappropriation de notre « féminitude ». La politique c’est aussi éduquer et accompagner les générations
futures en leur permettant de devenir acteurs en toute conscience du monde de demain. Nous sommes aux premières loges. Eveillons les enfants à apprécier l’air que nous respirons, l’eau que nous
buvons, la nourriture que nous ingérons. Eduquons les à développer leurs perceptions et leur sens critique. Partageons avec eux le miracle de la vie. Nourrissons-les de beauté, d’art, de gestes de
tendresse et d’amour. Initions-les au sens du sacré, du respect de tout ce qui vit.
Seul l’amour et le respect que nous témoignons à nos enfants peut semer des graines d’Humain (avec un grand H). Car on ne peut tuer ce que l’on aime, ce qui nous émeut, ce qui nous nourrit, ce qui
nous éblouit. Montrons leurs les images de ces enfants « d’ailleurs » qui manquent detout, et ramenons les à l’essentiel. Aidons-les à sortir du formatage, de la pensée unique qui associe
bonheur et possession. Ne laissons pas la fatalité nous envahir en baissant les bras face à la banalisation de ces scènes de désastres écologiques et humains.
Ce qui arrive au loin peut surgir chez nous, demain. Les mêmes croyances, les mêmes actions produisent toujours les mêmes effets !!!...
Alors imaginons et créons un avenir différent que celui qui semble programmé
(*) Une voiture qui fonctionne au bioéthanol, avec un rservoir d'une capacité moyenne de 50 litres, brûle 358 kilos de maïs à chaque plein... Avec ces 358 kilos de céréales, un enfant du Mexique ou
de Zambie vit une année. Si ça n'est pas un crime contre les affamés ! (Jean Ziegler, ancien rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation, lors de l'émission "Mots croisés" du 5 mai 2008 :
Émeutes de la faim, comment nourrir la planète ?)
PS : Il y a un excellent article à lire sur le site de
Votre santé
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