Liberation
Lundi 5 novembre 2007
La duperie monstrueuse, ou quand l'écologie est soluble dans le sarkozysme

Ils ont sauvé les meubles, leurs meubles. Ils ont su trouver des alliés de circonstances qu'ils espèrent durables. Ils ont bien vendu leur nouveau produit aux médias de masse si peu portés à la critique.
Ils se font passer pour les croisés de la « révolution verte » que d'autres veulent faire vraiment.

Ils n'ont pas voulu prendre la pleine mesure des périls écologiques présent et à venir. Ils ne renoncent pas à l'absurdité d'une croissance économique infinie dans un monde fini. Ils ne savent pas que le « progrès » des sciences et des techniques ne sauvera pas l'humanité du chaos annoncé. Ils ne sont pas prêts à remettre l'économie au service des hommes quand aujourd'hui elle les asservit.

Bref, ils ont le pouvoir de ressasser à l'envi les recettes du passé capitaliste du « monde moderne » tandis que les inventeurs d'un avenir écologiquement équilibré n'ont que le pouvoir de croire à la sincérité de leur volonté de changement...

La suite de l'article de Yann Fiévet sur Faire le jour

Yann Fiévet
Professeur de Sciences Économiques et Sociales
Vice-président d'Action Consommation
Le Sarkophage No 3 - 15 novembre 2007
par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Jeudi 26 avril 2007

Novembre 2009: un Président libéral flirtant avec l’extrême droite dirige le pays depuis deux ans. Dans une France bien-pensante et sécuritaire, les clivages se sont exacerbés au point de faire naître une Résistance. Sa vocation principale est de soulager la souffrance sociale, mais ses activités menacent la stabilité du pouvoir. A l’occasion d’une enquête sur un crime d’Etat raté, l’avocate du quidam arrêté par erreur explore cette nouvelle France polarisée à l’excès.


A la fois noir et drôle, ce roman que les auteurs vous invitent à télécharger gratuitement sur leur site web http://www.deuxansapres.com/ est à diffuser le plus largement possible.


Ils vous dévoilent ce que sera vraiment la "France d'après". A vous de décider si vous en voulez.

par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Mardi 1 août 2006
A l'Assemblée Nationale
  • 90% des parlementaires sont des hommes.
  • Près d’un député sur deux est issu de la fonction publique.
  • Seulement 20% des députés font leur travail à plein temps, les autres cumulent.
  • 22% des députés cumulent trois mandats et plus.
  • Moins de 20% des députés ont moins de 50 ans.
Au Sénat
  • Plus d’un sénateur sur deux a plus de 60 ans.
  • Le Président du Sénat est âgé de 78 ans, il a remplacé un autre Président qui était âgé de 75 ans.
  • Les professions issues de l’agriculture représentent 10% des sénateurs, contre 3% dans la population.
Au Gouvernement et à la Présidence
  • Trois ministres sont maires, trois autres sont présidents de conseils généraux.
  • Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur est également le président du premier département de France.
  • Notre Président de la République était déjà Premier Ministre en 1974, à l’époque ses collègues au pouvoir s’appelaient Leonid Brejnev (URSS), Richard Nixon (USA) ou Tito (Yougoslavie).
Autour de nous
  • L’Espagne a un nouveau Premier Ministre né en 1960.
  • A 53 ans, Tony Blair commence à être considéré comme un vieux en politique.
  • David Cameron le nouveau leader du parti conservateur anglais est tout juste âgé de 40 ans.
  • New York vient de réélire triomphalement pour un second mandat un homme politique qui n’avait jamais fait de politique avant.
  • Tout comme G.W. Bush, le maire de New York ne pourra pas se représenter pour un troisième mandat, car la loi l’interdit.
Et chez les français dans la vraie vie...
  • Selon la dernière étude du CEVIPOF, 69% des Français ne font confiance ni à la droite, ni à la gauche pour gouverner le pays.
  • Les trentenaires, les salariés du privé, les populations issues de l’immigration, les femmes ne se sentent pas représentés et ne se reconnaissent plus dans leurs élus.
Si comme nous, vous voyez un rapport entre ces faits et chiffres...
Si comme nous, vous pensez que 2007 doit être l’occasion d’un vrai changement, et d’un profond renouvellement du personnel politique...
Alors faites suivre ce message autour de vous !
www.changez2007.org
Les citoyens contre le cumul des mandats
Soutenez et participez à notre action !
par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Jeudi 9 mars 2006
Extrait d'un discours de Vaclav Havel (New York - octobre 1991)

Essayez d'imaginer la situation suivante, quelque peu absurde : un critique littéraire connu pour son jugement sans merci et sa vision perçante, capable de découvrir n'importe quelle erreur de ton dans un roman ou une nouvelle, est soudain confronté à la tâche d'écrire lui-même un roman. Tout le monde attend avec curiosité, et même avec une certaine joie malicieuse, de voir comment il va parvenir aux buts élevés qu'il a fixés à d'autres, ignorant qu'il aurait un jour à faire l'effort de les atteindre lui-même.

Durant des années, j'ai critiqué la politique pratique comme une simple technique pour faire l'assaut du pouvoir et comme une activité purement pragmatique dont l'objectif n'est pas de rendre un service désintéressé aux citoyens en accord avec sa conscience, mais seulement de gagner leur faveur pour rester au pouvoir ou pour s'y renforcer. Comme intellectuel indépendant, je mettais sans cesse au point ma conception de la politique en la considérant comme un service désintéressé rendu aux êtres humains et comme une pratique morale, une politique à hauts principes que j'avais tenté d'appeler "politique non politicienne".

Le sort m'a joué un tour bien étrange comme s'il me signifiait qu'après avoir été si avisé, je devrais maintenant montrer à tous ceux que j'avais critiqués la façon de s'y prendre. Ce n'est pas une surprise : ma situation actuelle n'est guère enviable. Toutes mes activités politiques, et sans doute toute la politique suivie par la Tchécoslovaquie sont maintenant examinées sous le microscope que j'ai naguère construit.

Après une année et demi de présidence dans un pays accablé par des problèmes dont les présidents de démocraties stables n'ont jamais imaginés dans leurs cauchemars, je n'ai pas été forcé de me rétracter aussi peu soit-il. Non seulement je n'ai pas eu à modifier mes points de vue, mais j'ai eu la confirmation de leur justesse.

En dépit de la misère politique à laquelle je suis confronté quotidiennement, je suis toujours profondément convaincu que l'essence même de la politique n'est pas sale. La saleté n'y est apportée que par des gens pervers. Je reconnais que c'est une zone de l'activité humaine où la tentation de progresser grâce à des actions malhonnêtes est plus forte qu'ailleurs, et qui exige donc une intégrité plus élevée. Mais il est totalement faux de dire qu'un politicien ne peut se passer du mensonge et de l'intrigue. C'est même un non-sens total, souvent répandu par ceux qui souhaitent décourager les gens de s'intéresser aux affaires publiques.

Bien sûr, en politique comme partout dans la vie, il est impossible et il ne serait pas sensé de tout exprimer de façon brutale. Ce qui ne signifie pas que l'on doive mentir. Ce qu'il faut, c'est du tact, de l'instinct, et du bon goût. C'est en fait ce qui m'a le plus surpris dans le domaine de la haute politique, où le bon goût est plus important que toute la science politique apprise à l'université.

Tout ceci est une question de forme :

  • savoir combien de temps parler, quand commencer et quand finir ;
  • savoir dire de façon polie ce que l'interlocuteur n'a pas envie d'entendre ;
  • savoir dire ce qui est essentiel au moment donné, et s'abstenir de ce qui ne l'est pas, et qui n'intéresse personne ;
  • savoir rester sans faille sur sa position sans offenser l'interlocuteur ;
  • savoir créer une atmosphère amicale pour faciliter une négociation difficile ;
  • savoir poursuivre la conversation sans s'imposer à son interlocuteur et sans créer l'impression que l'on ne tient pas compte de lui ;
  • savoir maintenir l'équilibre entre les sujets politiques sérieux et ceux qui, pour créer la détente, le sont moins ;
  • savoir où et quand faire acte de présence, et où ne pas apparaître, et quelle dose de spontanéité ou de réserve choisir.

Il s'agit aussi d'avoir une sorte d'instinct pour le moment, pour l'atmosphère qui l'environne, pour les sentiments des gens, la nature de leurs problèmes, et leur disposition d'esprit. Voilà qui est sans doute plus important que de volumineuses études sociologiques.

Bien qu'une solide formation en sciences politiques, en droit, en économie, en histoire et une culture générale soient certainement précieuses pour tout politicien, ce n'est pas, et je m'en rends compte à mainte occasion, la chose la plus importante. Ce qui l'est, c'est le sens du contact et de la mesure, la faculté de se mettre à la place de ses interlocuteurs, de savoir s'adresser à eux, et la capacité d'écouter et de reconnaître rapidement les problèmes et la disposition de l'âme humaine.

Je ne veux certainement pas dire par là que je possède toutes ces qualités. Mais lorsqu'un homme a le coeur au bon endroit et du goût, non seulement il peut réussir en politique, mais il y est même prédisposé. Si quelqu'un est modeste et ne brûle pas d'atteindre le pouvoir, il n'est certainement pas mal équipé pour s'engager dans la politique; au contraire, il y est prédestiné. Ce qui est nécessaire en politique ce n'est pas la faculté de mentir, c'est bien plutôt la sensibilité de savoir quand, où, comment et à qui dire des choses.

Il est faux de dire que celui qui a de grands principes n'a rien à faire en politique. Les grands principes doivent seulement être accompagnés de patience, de considération, du sens de la mesure, de la compréhension d'autrui. Il n'est pas vrai que seules les personnes au coeur froid, cyniques, arrogantes, hautaines ou braillardes ont du succès en politique. Elles peuvent être attirées par la politique. En fin de compte, pourtant, la politesse et les bonnes manières l'emportent.


International Herald Tribune, 29 octobre 1991

Traduction (de l'anglais) par François de Dardel

par Marthe Ingal publié dans : Politique
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Mercredi 1 mars 2006
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Communiqué de La Ligue ODEBI du 1er Mars 2006.
La Ligue ODEBI dénonce les pratiques inqualifiables du ministère de la culture et appelle à soutenir l'initiative d'internautes visant à manifester samedi soir pendant la cérémonie des victoires de la musique.
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Après quelques jours de mise en ligne, le site lestelechargements.com mis en ligne par les ministères de la culture et des finances, avec le soutien de la SACEM et de la SACD, se révèle n'être qu'une scandaleuse opération de manipulation de l'opinion publique, à la veille de l'examen du projet de loi DADVSI.

Le simple fait que ce site soit soutenu par la SACEM et la SACD, dont les positions sont connues, démontre la partialité d'un ministre, qui par ailleurs, n'hésite pas à choisir comme collaborateur chargé de négocier les amendements au projet de loi DADvSI Martin Rogard, fils du Président de la SACD (société des auteurs compositeurs dramatiques ) : Le conflit d'intérêt est incontestable.

Par ailleurs, le ministre blanchisseur Donnedieu a fait appel à l'officine PUBLICIS pour la réalisation et la gestion de ce site : Il s'avère que des messages hostiles ont été postés anonymement sur des sites d'opposition au projet de loi DADvSI depuis la Société PUBLICIS. (Lestelechargements.fr et  Quand publicis rend visite au 'telechargements.fr')

De tels procédés hostiles, financés par l'argent du contribuable, constituent un véritable acte de guerre de l'information, et sont intolérables dans une démocratie.

Entre l'utilisation de ces méthodes inqualifiables, et les procédés inacceptables utilisés pour faire pression sur les parlementaires comme l'a dénoncé publiquement le député Carayon, il devrait être évident pour le Premier ministre qu'il est grand temps de :

- dessaisir le ministre blanchisseur Donnedieu de ce dossier

- reporter l'examen du texte et lever l'urgence

- initier des missions d'enquête sur le pressions subies par les parlementaires (Liste des députés), ainsi que sur les pratiques du ministère de la culture et de PUBLICIS.

- intervenir auprès des instances européennes afin de faire lever les sanctions contre la France pour non transposition de la directive 2001/29 CE, et exiger le rapport d'application prévu par cette directive.

La Ligue ODEBI appelle de plus à soutenir l'initiative lancée par des internautes qui visent à manifester pendant le déroulement de la cérémonie des victoires de la musique organisée le samedi 4 mars 2006 (Appel à manifester pendant la cérémonie des victoires de la musique)
par Marthe Ingal publié dans : Politique
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