Liberation
Lundi 19 mai 2008
En Afrique, la révolte gronde pour survivre à la misère et à la flambée des prix. Les émeutes se succèdent pour essayer de glaner un sac de riz, et un peu d‘eau potable. Le spectacle insupportable de populations qui meurent de faim défile violemment, faisant ressurgir de nos mémoires le regard vide et exorbité des enfants du Biafra, cauchemar de nos consciences des années 70... « Médecins sans frontières » avait vu le jour à cette occasion. Et on avait dit : « plus jamais ça !!! »

38 ans plus tard, chaque année, près d’un milliard d’humains meurent de faim.

Du Mexique à la Thaïlande, en passant par le Maroc, l’Egypte ou la Chine et bien sûr les pays d’Afrique... Et ces ventres affamés n’ont pas l’oreille des dirigeants de notre planète qui essaient de colmater les brèches par des envois humanitaires qui ne parviendront pas forcément à ceux qui en ont le plus besoin. Il y a les causes climatiques, l’assèchement des terres, dû en grande partie à l’avidité et l’ignorance humaine mais les pays émergents payent surtout le prix d’une politique du profit immédiat.

Les apprentis sorciers qui vident les marmites, ce sont les grands pays qui subventionnent les céréales pour le bétail !... Et maintenant pour les agro carburants et qui les retirent du marché alimentaire. (*) Les spéculateurs après le pari sur le crédit à risque, misent sur les sacs de riz.

A Haïti manger devient un combat. En Occident moins manger devient un défi.

L’avenir de l’humanité et des générations futures dépend en grande partie de nous, et de la réappropriation de notre « féminitude ». La politique c’est aussi éduquer et accompagner les générations futures en leur permettant de devenir acteurs en toute conscience du monde de demain. Nous sommes aux premières loges. Eveillons les enfants à apprécier l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, la nourriture que nous ingérons. Eduquons les à développer leurs perceptions et leur sens critique. Partageons avec eux le miracle de la vie. Nourrissons-les de beauté, d’art, de gestes de tendresse et d’amour. Initions-les au sens du sacré, du respect de tout ce qui vit.

Seul l’amour et le respect que nous témoignons à nos enfants peut semer des graines d’Humain (avec un grand H). Car on ne peut tuer ce que l’on aime, ce qui nous émeut, ce qui nous nourrit, ce qui nous éblouit. Montrons leurs les images de ces enfants « d’ailleurs » qui manquent detout, et ramenons les à l’essentiel. Aidons-les à sortir du formatage, de la  pensée unique qui associe bonheur et possession. Ne laissons pas la fatalité nous envahir en baissant les bras face à la banalisation de ces scènes de désastres écologiques et humains.

Ce qui arrive au loin peut surgir chez nous, demain. Les mêmes croyances, les mêmes actions produisent toujours les mêmes effets !!!...

Alors imaginons et créons un avenir différent que celui qui semble programmé


(*) Une voiture qui fonctionne au bioéthanol, avec un rservoir d'une capacité moyenne de 50 litres, brûle 358 kilos de maïs à chaque plein... Avec ces 358 kilos de céréales, un enfant du Mexique ou de Zambie vit une année. Si ça n'est pas un crime contre les affamés ! (Jean Ziegler, ancien rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation, lors de l'émission "Mots croisés" du 5 mai 2008 : Émeutes de la faim, comment nourrir la planète ?)


PS : Il y a un excellent article à lire sur le site de Votre santé
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Mardi 16 octobre 2007
Contaminations de ruches, de cultures de maïs, production de semences arrêtée, querelles de voisinage, mélanges de récolte…

Durant l’été 2007, Greenpeace a recueilli de nombreux témoignages des victimes de l’expansion des cultures d’OGM en France, mais aussi de cultivateurs d’OGM et de professionnels de l’agro-alimentaire. Ces témoignages sont rendus publics aujourd’hui dans un nouveau rapport « La Bombe OGM ». Ils illustrent à quel point la coexistence des filières est impossible.

«Les cas de contaminations et les graves conséquences économiques qui en découlent se sont multipliés cette année, alors que les cultures d’OGM représentent moins de 1% des cultures de maïs… C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’instaurer un moratoire sur toutes les cultures d’OGM en plein champ et de préparer une loi qui garantisse à tous la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM ! » souligne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace France. Cultivés en milieu ouvert, les OGM se disséminent de façon incontrôlable. Parmi les nombreux témoignages recueillis par Greenpeace, Charles Le Pape, apiculteur dans le Lot-et-Garonne parle de la contamination de ses ruches ; Pierre de la Serve, un cultivateur d’OGM dans le Gers apporte pour sa part un éclairage instructif sur l’impossible étanchéité des filières... La contamination peut en effet se produire à tous les stades de la production par des vecteurs naturels (abeilles, vent, eau…) ou liés à la main de l’homme (machines, silos, vêtements, mélanges de récolte…). De nombreux cas de contaminations à la source, par les semences, ont également été recensés.

Le principe du pollueur-payeur
Comme aucun régime de responsabilité n’existe pour les producteurs d’OGM, les mesures nécessaires pour s’en protéger sont à la charge de ceux qui ne veulent pas être contaminés. Les filières bio, AOC, de qualité ou tout simplement sans OGM, dont les cahiers des charges les excluent, sont à terme menacés. Ces productions auront à faire face à des coûts de plus en plus élevés, tant pour les analyses que pour l’accès à une matière première raréfiée.
Patrick Prades a par exemple été contraint d’arrêter sa production de semences de maïs bio en raison de la présence d’un champ OGM à 100 m de chez lui. « Ce sont ceux qui refusent les OGM qui font les frais de cette technologie. Combien de temps tiendront-ils ? » s’interroge Arnaud Apoteker.

500 ha en 2005, 5 000 en 2006, 22 000 en 2007…
Dans le secret et l’opacité, contre la volonté de l’immense majorité des citoyens et en l’absence d’une loi, les promoteurs des OGM tentent aujourd’hui de mettre le pays devant le fait accompli de la pollution génétique. Partout les conflits se multiplient entre ceux qui tentent à leurs frais de préserver une agriculture « naturelle » et les tenants du productivisme transgénique, qui n’ont cure des conséquences de cette technologie sur leurs voisins.
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Mercredi 10 octobre 2007
Ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d'EDF et/ou de Gaz de France.
 

Comme en téléphonie, les structures sont là (centrales, câbles, pylônes, transfos ) ils n'ont besoin que d'ordinateurs et de téléphones (pour prendre vos réclamations) qu'ils transmettent ensuite aux opérateurs historiques (EDF & GDF)  qui, bien entendu, continuent d'entretenir et de développer les installations.
Il existe une bourse de l'électricité POWERNEXT, où chacun fait sont marché. Ils achètent A L'AVANCE de l'électricité, de X mégaWatt/h à une période de la journée où elle est la moins chère et ensuite revendent à leurs clients l'énergie avec bien sûr des gains à la clé. C'est aléatoire car le cours change entre temps ! Le bénéfice n'est pas assuré. C'est pourquoi au début, les prix sont bas, pour attirer le « pigeon », ensuite il faut faire au plus vite des plus-values sinon c'est la faillite.

Comme pour les opérateurs de renseignements téléphoniques (ex 12), des fournisseurs actuellement sur les rangs vont disparaître faute de finances suffisantes. Seuls les plus puissants resteront, quitte à perdre beaucoup d'argent au début !
 
1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL
 
Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd'hui) où  l'Etat  fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c'est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.
 
Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.
 
Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres EDF ou Gaz de France car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Electricité de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n'aurez qu'une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d'installation, l'énergie moins chère, une cafetière offerte, ) et dès la signature, votre facture baissera de X % »
 
Aujourd'hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes (merci Nicolas), avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu'elles ont intérêt à ce qu'un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé. Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d'EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé.
Et à titre d'exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostic de votre installation et qu'on trouve des défauts, vous serez obligés d'y remédier à titre onéreux.
 
Qu'arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?
 
Un seul exemple, celui de l'hôpital de Besançon. En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d'ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d'électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç'à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes). Notre directeur d'hôpital, se disant que l'on ne l'y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF. Mr EDF lui répond :
- « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c'était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
donc résultat des courses, + 50% en 2 ans.

Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l'augmentation des dépenses budgétaires que l'opération a entraîné.
 
2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON
 
ATTENTION, jusqu'à aujourd'hui, un abonnement à l'électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c'est à dire le 1 er juillet, c'est la notion de point de livraison qui prévaudra.
 
Ça veut dire quoi ?
- Après le 1er juillet, vous décidez d'acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu'il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c'est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C'est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car la aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c'est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s'il vous dit qu'il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d'avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d'autant plus qu'actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d'imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que la). BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.
 
3) LES COUPURES POUR IMPAYES
 
Que vous choisissiez n'importe quel fournisseur et n'importe quel tarif, c'est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s'appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l'entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes tel augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et par ma position professionnelle, j'assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n'y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.
 
4) ET MAINTENANT, LE COUP DE CHAPEAU.
 
Le 1er juillet 2010 :
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n'aurez plus droit au tarif régulé. Alors si vous avez prévu de faire construire ou d'accéder à la propriété, faites le avant cette date.
 
5) EN GUISE DE CONCLUSION
 
ALORS CONSIGNES A SUIVRE :
 
- si on vous appelle ; même E.D.F. ou Gaz de France ; pour vous faire une offre commerciale, c'est NIET ! Vous leur répondez : « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULE ! »
- Mais surtout, pas de signature et ni même d'engagement oral, même pour le moindre changement de contrat (Par exemple un « suivi conso » pour la maîtrise de votre consommation (moyennant finance !), de souscrire au service dépannage à domicile, ou bien encore un changement de puissance).
- Régulièrement contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu'il y a eu pour les professionnels
- Et enfin, ne vous laissez pas berner par des désinformations du style : « Le public Manque d'informations, il craint de voir la facture grimper »

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Vous pouvez le constater, c'est un « beau » service public (pour intérêt privés !) de l'énergie que nous ont concocté Bruxelles, le gouvernement et la majorité de l'Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l'action des agents d'EDF-GDF et d'un petit nombre de parlementaires, vous avez évité pire. Mais le pire est peut-être à venir car rien n'est acquis définitivement. Il n'y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître. Souvenez-vous que : l'union fait la force, seul nous sommes faibles.
 
 
Petite anecdote pour finir : En 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, à l'injonction du MEDEF et de la CGPME, mais aussi de certaines communes qui avaient changées de fournisseurs d'énergie, qui elles aussi étaient dans le cas d'une augmentation de près de 70 % du prix de l'électricité dérégulée, le gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse : Pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30 % des 70 % d'augmentation qu'ont subi ces patrons et clients repentis. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l'intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu'elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre. ETONNANT NON ?
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Lundi 26 mars 2007
Le Canard Enchaîné révèle que lobby des pesticides s'attaque à un livre. Comme le révèle la semaine dernière Le Canard Enchaîné, « le lobby des pesticides a décidé de discréditer par des moyens détestables un livre qui le gêne, "Pesticides, révélations sur un scandale français"’ (Fayard) » déplore le MDRGF, qui ajoute que le lobby des pesticides « s'attaque également à la presse. »

« Il le fait en s'attaquant d’abord et avant tout à ses auteurs, le journaliste Fabrice Nicolino et le président du MDRGF François Veillerette. » Il le fait également à travers des tracts distribués au Salon de l'Agriculture dénonçant des hypothétiques « terroristes verts » alliés aux « médias traditionnels »
Le Canard Enchaîné du 22 mars 2007 à en effet révélé que « la lobby pro pesticide qui s’attaque de manière dissimulée au travers de sites "noirs" aux ONG et aux auteurs de « Pesticides, Révélations sur un scandale français ». » Selon nos confrères, « On a d’abord vu sur le site ‘Agriculture environnement’ des attaques très personnelles de la part d’un soit disant « journaliste indépendant » Gil rivière Wekstein entouré par de mystérieux agriculteurs anonymes., à l’égard du livre et des auteurs. »

L’association MDGRGF, qui « interpelle élu(e)s et futur(e)s candidat(e)s aux prochaines élections législatives et présidentielles sur le thème des pesticides, » appelle aussi « les journalistes à regarder de plus près cette manœuvre de diversion et de désinformation, qui se développe au beau milieu de la semaine sans pesticides, ce qui n'est pas, on s'en doute, un hasard. »

Pour son président, dans tous les cas, « nous ne laisserons pas étouffer le débat public, libre, authentique sur la contamination par les pesticides. Il y a vingt ans, quand le lobby de l'amiante parvenait à tromper la société avec les mêmes armes et parfois les mêmes hommes que celui des pesticides, nous pouvions de bonne foi dire que nous ne savions pas. Ce ne sera plus le cas avec les pesticides. Aujourd’hui, un livre dénonce sans complaisance les responsables. Et il nous concerne tous, journalistes compris. »

Article publié sur
actualites-news-environnement.com
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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Jeudi 15 février 2007
Ces mêmes députés qui estiment que l'AAH (610 €/mois) et le minimum vieillesse (365,97 €/mois ) permettent de vivre correctement, prennent tout particulièrement soin d'une catégorie très particulière de chômeurs potentiels et de pauvres virtuels : eux-mêmes, après les élections.

Le Canard enchaîné du 7 février 2007 nous apprend en effet que Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale " (probable prochain Président du Conseil Constitutionnel) a décidé de soigner les députés battus devenus chômeurs en juin prochain. Ceux de 2002 - une trentaine - avaient continué de bénéficier durant un semestre de leur indemnité de député (5177 euros nets soit 6 952, 91 € brut). Juste le temps de retrouver du boulot. Grand seigneur avec l'argent de l'Assemblée, le député de l'Eure a décide de faire passer le nombre de semestres de un à dix ! Soit cinq ans."

Cinq ans. La durée d'une législature. Bref, un traitement qui, même dégressif, permet d'attendre sereinement les prochaines élections.
Revenus dans l'hémicycle, il leur faudra déterminer s'ils augmentent ou s'ils diminuent l'AAH, l'ASPA ou le RMI de 10 ou de 20 euros.
Revenus dans les medias, il leur faudra de nouveau expliquer que la France est freinée par tous les improductifs, ces chômeurs tous fainéants, ces vieux tous dépendants, ces étrangers tous polygames, ces travailleurs arrêtés tous faux malades, etc.
par Marthe Ingal publié dans : Pas d'accord
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